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mercredi 25 juin 2014

Sao Paulo, Brésil, juin 2014


En juin 2014, j’ai eu la chance immense de gagner le premier prix d’un concours organisé par Orange, Sony et la FIFA : un voyage au Brésil. Sur place, mon mari et moi rejoignons une dizaine de gagnants à d’autres concours. Du coup, l’ambiance est plutôt décontractée, et même souvent hilare ! À la descente d’avion, cependant, après onze heures de vol, nous sommes un peu flous :


Nous comprenons très vite pourquoi nous avons été invités : ils ont besoin de monde pour remplir le stade ! Eh oui, on dirait bien qu’il se trame quelque chose ici, peut-être même une Coupe du Monde de football ! Et nous voilà invités au spectacle, et au match d’inauguration qui oppose le Brésil à la Croatie. Je laisserai aux spécialistes le soin d’analyser le match. Car le spectacle a autant lieu sur le terrain que dans les tribunes :



En direct d’une ola brésilienne. C’est très rapide, ça fait un tour de stade (immense !) en 30/40 secondes !


L’Arena Corinthians, le stade hyper luxueux de Sao Paulo, se dresse de façon assez incongrue au milieu d’un quartier d’une pauvreté extrême. Et bien sûr, plus on approche, plus les abords sont mouvementés. On voit des manifestants, la police, la police militaire, la police montée. Plusieurs hélicoptères assourdissants passent en rase-motte juste au-dessus de la tête des gens. Lors de la cérémonie d’ouverture, les dizaines de milliers de spectateurs présents au stade changent les paroles de l’hymne national, pour cracher leur haine du gouvernement en place (censuré sur toutes les télés du monde, bien entendu). Dès que la présidente du pays apparaît à l'écran, le stade entier se lève pour la huer. Du coup, on ne la montre plus, et on fait comme si elle n’existait pas. C’est aussi la première fois de toute l’histoire de la FIFA qu’un chef d’État n’ose pas se présenter devant les spectateurs, pour prononcer le discours d’ouverture de la Coupe du Monde. Faites confiance aux Brésiliens, même s’ils adorent le foot, ils ne sont pas dupes. Et pour cause, ce sont eux qui vont payer les factures pour les dizaines d’années à venir.


Sao Paulo cumule les records. C’est la plus grande ville du Brésil, d’Amérique latine et même de l’hémisphère sud tout entier. Sur d’immenses nappes de quartiers populaires, faits de bric et de broc, sont disséminés des buildings hyper high-tech.





L’architecture est tout bonnement époustouflante. À la fois complètement débridée, novatrice, et pourtant fonctionnelle et pleine de bon sens. Mais plus jamais on ne me refera monter sur une plate-forme hélico au sommet d’un gratte-ciel !


Une voiture, deux cabines téléphoniques, et Maître Yoda :


Ceci n’est pas un bateau (c’est un hôtel 5*+ !) :
Hôtel Unique, Ruy Ohtake, Sao Paulo 

Hein ? Où ça, une soucoupe volante ???
 Parc d'Ibirapuera, conçu par Roberto Burle Marx, avec une architecture d'Oscar Niemeyer

Certes, la photo est à contre-jour, mais les cygnes sont bien noirs :


Les habitations les plus délabrées jouxtent directement certains quartiers « réservés ». Les très belles villas y sont bien protégées, par des grilles, des barbelés, des caméras, et même des « gardiens de rue » :


Quel que soit l’endroit où vous vous trouviez, n’oubliez pas de vous arrêter au feu… qui se trouve souvent de l’autre côté du carrefour !


On voit aussi de drôles de poubelles de rue :


Quelques fils électriques et, toutes les deux minutes, un avion qui rase la ville :


Un hôtel où, insomniaque que je suis, je n’irai certainement pas dormir (mais pas sûre que ce soit vraiment un hôtel pour dormir !) :


Les immeubles sont souvent couverts de graffitis typiquement brésiliens, voire paulistes : les « pixos ». Pas de représentations figuratives, mais des lettres, des milliers de lettres, de mots, de textes, sur toute sorte de bâtiments :

Bénéficiant d’un climat subtropical humide, la végétation prospère. Les érables de nos villes sont remplacés… par des ficus benjamina – oui oui, ceux-là mêmes qui, chez vous, s’entêtent à perdre leur feuillage, malgré tous vos soins !

Lorsque nous sommes rentrés en France, la première question qu’on nous posait était : « Alors, c’était bien, vous avez bien mangé ? ». Oui, très bien, trop bien même ! La nourriture n’a pas grand-chose à voir avec ce qui se fait au Portugal. Elle est hyper diversifiée, excellente, et pas mal préparée (un peu comme en France). Ici, quelques photos du marché :



 En haut à gauche, des noix de cajou. À droite, les fameux « sanduíches » dont la taille fait frémir.

Un super voyage ! Encore merci à Carine, et Karine d’Orange, merci à Sony pour l’organisation incroyable, merci à tous ceux qui nous ont accompagnés. Merci à mon mari qui adoucit chaque chose par sa simple présence (et bravo pour le baptême de l’air !). Merci aux Brésiliens pour leur accueil chaleureux, leur sérieux et leur sourire contagieux ! Allez, vous avez gagné, je vais apprendre le portugais !

C’est chouette, la vie de brasileira... cccchhhhhh ! :)

 

5 commentaires:

  1. Chouette petit aperçu de votre voyage ! Ça donnerait presque envie d'y aller :)

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  2. Super reportage et pleins de bons, très très bons souvenirs même. :-) Merci pour tout ça. :-)
    Et ça donne envie d'y retourner aussi ! ;-)

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    1. Bravo pour ce beau reportage qui nous fait découvrir le Brésil avec un judicieux choix de belles photos et le texte qui va bien avec :-) Véro ARJ

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  3. Super ton reportage, magnifiques photos.

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  4. sympa, un tres jolie voyage, on y decouvre un pays pas seulement magnifique mais aussi remplis de belle chose (ou pas)

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